BIEN-ETRE POUR L ESPRIT

DEUX CEREMONIES QUI OFFRENT D AGREABLES MOMENTS DE SERENITE :

de Taïwan au Japon

Soumis à la dure loi du marché, immergés dans la frénésie des relations d’échange et de travail, de nombreux Chinois sentent le besoin de palier dans leur vie privée aux soucis de la vie publique.

C’est pour cela que la cérémonie du thé Wu Wo existe. Née d’une idée de Rong Tsang, directeur de l’Institut Lu Yu pour la culture du Thé, elle s’est développée au cours des vingt dernières années en devenant une philosophie de vie associée à un rituel collectif.

En l’observant de l’extérieur, la cérémonie Wu Wo ne semble qu’une manière très courtoise de servir du thé aux invités, qui le boivent à petites gorgées dans un état de tranquillité agréable. Ce qui n’apparaît pas c’est le but du rituel. Wo est, dans un certain sens, le contraire de Wu. Cela signifie conscience total de sa propre existence. Wo et Wu, en somme, s’opposent comme être et ne pas être. Unis en une seule expression, ils signifient “l’être pur et simple”, s=détaché de l’intellect, des pensées pénibles, des préoccupations et des tracas de la vie quotidienne. Les participants à la cérémonie Wu Wo veulent atteindre un stade de bien-être mental.

Préparer, servir et boire le thé deviennent des actions qui donnent de la valeur à la spiritualité de l’homme. La cérémonie du thé Wu Wo à pour symbole un arc-en-ciel circulaire au centre duquel se trouve un disque blanc. Les participants se placent en cercle et chacun d’eux prépare et sert le thé à la personne qui est assise à sa gauche. Tous les gestes, y compris l’acte de boire, doivent être fait à l’unisson, comme si les différentes personnes présentes au rite n’étaient qu’une seule et même personne.

Avant tout, le cérémonial japonais doit avoir lieu dans ce que l’on appelle Chashitsu, c’est-à-dire une maison de thé. Conçue comme un vrai temple, elle doit obligatoirement se trouver dans un lieu tranquille, entouré de verdure. La voie d’accès, nommée Roji (jardin de passage), est formée de pierres plates et irrégulières et conduit les participants jusqu’à une fontaine en pierre Parcourir le sentier dans le jardin permet de libérer son âme et son esprit des préoccupations quotidiennes.

Quant à la fontaine, où les participants se lavent les mains et la bouche, elle représente le besoin de purification avant de faire sont entrée dans la maison de thé.

Le pavillon du thé est généralement constitué d’une seule salle de dimensions plutôt réduites, appelée Tokonoma en japonais.

Des tatamis sont disposés sur le sol. Il s’agit de nattes rectangulaires placées l’une à côté de l’autre, réalisées avec la paille de riz tressée et pressée. Les tatamis sont encore aujourd’hui le revêtement typique de la plupart des habitations japonaises.

Suggestion de Naty : Dans cette époque trépidante, pourrait-on pas inclure dans les sociétés un petit jardin “Zen” ainsi qu’un endroit avec des tatamis pour les pauses sans oublier à disposition du bon’Thé’.

“Article du magazine Bien-être et plaisirs”